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« On ne peut résoudre un problème avec le même niveau de conscience qui l'a créé. » — Albert Einstein
Insights, reads and tools to understand, deepen and explore these themes in a living way.
Insights
L'essentiel
Who is Franz Ruppert? German professor and psychotherapist, creator of the IoPT method.
Les points clés de sa méthode
- ✦ Le traumatisme ne disparaît pas — il se cache derrière une fausse identité construite pour survivre
- ✦ Derrière la douleur, une identité vivante attend d'exister — intacte, enfouie, mais là
- ✦ L'IoPT travaille par constellation d'une phrase d'intention — pas par le mental, par la résonance
- ✦ Le corps sait ce que le cerveau analytique ne voit pas encore
En quoi est-ce efficace en thérapie ?
Parce qu'elle atteint ce que les thérapies par la parole ne touchent pas toujours. Elle rend visible — concrètement, physiquement — ce qui se jouait dans l'ombre. Et elle repart du désir plutôt que du symptôme.
« Ce n'est pas du raisonnement. C'est de la résonance. »
Pour aller plus loin
Franz Ruppert est professeur de psychologie à Munich. Il a développé l'une des approches thérapeutiques les plus innovantes de ces vingt dernières années : l'IoPT — Identity-oriented Psychotrauma Therapy.
Son point de départ est simple — et radical. La plupart de nos souffrances ne viennent pas de ce que nous pensons.
Ruppert part d'une observation clinique : quand un être humain vit un événement traumatisant — une violence, une perte, un abandon, une menace vitale — son psychisme se fragmente pour survivre.
Il développe ce que Ruppert appelle un moi de survie — une identité de substitution, construite pour traverser la douleur. Efficace sur le moment. Mais qui, avec le temps, prend toute la place.
Le problème n'est pas que nous souffrons. C'est que nous ne savons plus qui souffre — et qui, derrière, attend d'exister vraiment.
L'identité vivante — celle d'avant la blessure, celle qui porte nos désirs réels, notre énergie vitale — est là. Enfouie. Mais vivante.
L'IoPT utilise une technique simple et puissante : la constellation d'une phrase d'intention. Vous formulez en quelques mots ce que vous voulez travailler.
Chaque mot de cette phrase est ensuite exploré — par le corps, par la résonance, par ce qui émerge spontanément quand on s'y arrête vraiment.
Ce n'est pas du raisonnement. C'est de la résonance. L'information remonte — souvent là où on ne l'attendait pas. Des souvenirs enfouis. Des schémas répétitifs soudain éclairés. Des émotions longtemps bloquées qui trouvent enfin une sortie.
Le cerveau analytique observe. Le corps sait. — L.J
L'essentiel
Who is Carl Gustav Jung? Swiss psychiatrist (1875–1961), father of depth psychology.
Les points clés de sa pensée
- ✦ La persona : le masque que nous construisons pour le monde — utile, mais dangereux quand on l'oublie
- ✦ L'ombre : ce que nous refoulons et qui revient malgré nous — sous forme de conflits, de répétitions, de mal-être
- ✦ L'anima/animus : la part féminine de l'homme, masculine de la femme — qui gouverne secrètement nos relations amoureuses
- ✦ Le Soi : la boussole intérieure, le centre profond de qui nous sommes vraiment
- ✦ L'individuation : devenir, progressivement, ce que l'on est — pas ce qu'on nous a demandé d'être
En quoi est-ce efficace en thérapie ?
Parce que Jung ne cherche pas à supprimer ce qui fait mal — il cherche à comprendre ce que cela signifie. Chaque symptôme, chaque rêve, chaque répétition est une information. La thérapie jungienne transforme ce qui était subi en quelque chose qui peut être compris — et intégré.
« Ce qui ne parvient pas à la conscience revient sous la forme de destin. » — Jung
Pour aller plus loin
Le psychiatre psychanalyste suisse (1875–1961) est le père de la « psychologie des profondeurs ». Il est probablement le psychologue le plus cité sur les réseaux sociaux, dans les podcasts de développement personnel et dans les cabinets de thérapie du monde entier.
Il a nommé le masque que nous portons tous. Jung a appelé persona — du latin : le masque de théâtre — le personnage que nous construisons pour le monde extérieur. Ce masque est utile. Il nous permet de fonctionner en société. Mais quand on le confond avec soi-même — quand on oublie qu'on le porte — on finit par vivre une vie qui ne nous appartient pas vraiment.
Il a pris notre part d'ombre au sérieux. Derrière la persona se cache ce que Jung a appelé l'ombre — tout ce que nous refoulons, nions, projetons sur les autres. Pour Jung, ignorer son ombre ne la fait pas disparaître. Elle revient — sous forme de répétitions, de conflits inexpliqués, de mal-être chronique.
Il a mis en avant la part féminine de l'homme — et la part masculine de la femme. Chaque homme porte en lui une part féminine inconsciente — l'anima. Chaque femme, une part masculine — l'animus. Ces figures intérieures influencent profondément nos relations amoureuses.
Il a nommé ce que nous cherchons tous — le Soi. Au centre de toute la psyché, Jung place le Soi — à ne pas confondre avec le moi du quotidien. Le Soi se manifeste là où le mental cède la place : un rêve qui laisse une trace durable, une décision prise sans savoir pourquoi, une rencontre qui change tout.
Jung est le seul grand psychologue à avoir reconnu que la psyché humaine a une dimension spirituelle irréductible. Que la quête de sens, le besoin de transcendance, l'expérience du sacré ne sont pas des illusions à dissoudre — mais des forces psychiques réelles.
Il a mis en lumière un concept qui résume une vie entière : l'individuation — le processus par lequel on devient, progressivement, ce que l'on est vraiment.
Ce qu'il nous laisse : une invitation. Pas à être heureux à tout prix. Mais à se demander, honnêtement : Qui suis-je vraiment — sous le masque que j'ai construit pour plaire, pour performer, pour survivre ? C'est la question la plus courageuse qui soit. C'est aussi la plus libératrice.
L'essentiel
Who is Fritz Perls? German physician and psychoanalyst, founder of Gestalt therapy.
Les points clés de sa méthode
- ✦ Ce qui se passe maintenant compte plus que ce qu'on analyse du passé
- ✦ Le corps ne ment pas : voix, posture, geste, émotion sont des informations
- ✦ La souffrance naît d'une rupture de contact — avec soi, avec les autres
- ✦ L'objectif n'est pas la guérison. C'est retrouver le contact avec ce qu'on ressent vraiment
En quoi est-ce efficace en thérapie ?
Parce qu'elle court-circuite le mental. On ne parle pas de sa vie — on la ressent en séance. Ce qui change quelque chose de concret, rapidement, dans le quotidien.
« Perdez la tête et revenez à vos sens. » — Fritz Perls
Pour aller plus loin
La Gestalt-thérapie est née dans les années 50, sous l'impulsion de Fritz Perls, psychanalyste allemand exilé aux États-Unis. Elle s'est construite en rupture avec la psychanalyse classique — pas pour la nier, mais pour aller plus loin.
Son idée centrale tient en une phrase : Ce qui se passe ici, maintenant, dans ce moment, est plus riche d'informations que tout ce qu'on pourrait analyser du passé.
Là où Freud remontait systématiquement vers l'enfance pour expliquer le présent, Perls a posé une question différente : qu'est-ce qui se passe en vous, maintenant, pendant que vous parlez ? Votre corps se tend. Votre voix change. Vous évitez mon regard. Vous souriez quand vous parlez de quelque chose de douloureux.
Ces micro-signaux ne mentent pas. La Gestalt fait l'hypothèse que le corps, la voix, le geste, l'émotion qui surgit — tout cela contient une information que le discours seul ne peut pas livrer.
Le mot clé de la Gestalt n'est pas « guérison ». C'est l'art du contact. Contact avec soi-même — ses émotions réelles, ses besoins vrais, ses limites authentiques. Contact avec l'autre — pas le contact de façade, le contact performatif, mais la rencontre réelle entre deux personnes.
La Gestalt observe que la souffrance naît presque toujours d'une rupture de contact — avec soi, avec les autres, avec la vie. On s'est coupé de quelque chose d'essentiel pour survivre. Pour plaire. Pour ne pas déranger.
Fritz Perls avait une formule que ses étudiants n'oubliaient jamais : « Perdez la tête et revenez à vos sens. » Ce n'est pas une invitation à l'irrationnel. C'est une invitation à la totalité — à habiter son existence avec tout ce qu'on est, pas seulement avec ce qu'on pense. — L.J
Reads
L'essentiel
On how individual trauma reverberates throughout society as a whole.
La dynamique victime-agresseur ne s'arrête pas à la porte de l'enfance. Elle traverse les familles, les entreprises, les gouvernements. Ruppert pose une question inconfortable : sommes-nous victimes ? Oui, souvent. Sommes-nous aussi agresseurs ? Parfois — sans même le voir.
Pourquoi le lire pendant une thérapie ? Parce qu'il replace le travail sur soi dans une perspective plus large — et plus politique. Comprendre comment son propre traumatisme alimente des dynamiques collectives, c'est à la fois humiliant et libérateur. Ce livre ne culpabilise pas. Il éclaire.
Éd. Le Courrier du Livre — 18 €
Pour aller plus loin
Regardons autour de nous. Les conflits qui n'en finissent pas. Les institutions qui écrasent autant qu'elles protègent. Les relations qui blessent — encore et encore, selon les mêmes schémas. Ce n'est pas une fatalité. C'est un système.
Nous sommes notre société. Nos institutions ne tombent pas du ciel. Elles sont faites de personnes. De personnes traumatisées. Qui reproduisent, souvent sans le savoir, ce qu'elles ont subi.
La violence appelle la violence. L'humiliation appelle la domination. L'abandon appelle l'indifférence.
Ce que Ruppert nomme la dynamique victime-agresseur ne s'arrête pas à la porte de notre enfance. Elle traverse nos familles, nos entreprises, nos gouvernements.
La question qui dérange : Sommes-nous victimes ? Oui, souvent. Sommes-nous aussi agresseurs ? Parfois — sans même le voir.
Ruppert ne cherche pas à culpabiliser. Il cherche à éclairer. Parce que ce qu'on ne voit pas en soi finit par se rejouer — dans sa vie, dans ses relations, dans la société entière.
Une conviction simple, et radicale : une société plus saine commence par des individus qui acceptent de regarder leur propre traumatisme en face. Pas pour s'y noyer. Pour s'en libérer.
« Comment vivre dans une société traumatisante et traumatisée ? » Franz Ruppert — Éd. Le Courrier du Livre — 18 € — L.J
L'essentiel
On the silence of fathers and what it leaves in the bodies and psyches of their sons.
Ce manque produit une fragilité de structure interne qui se traduit par des difficultés à identifier ses besoins, à faire des choix, à s'affirmer. Derrière le séducteur, l'éternel adolescent, le héros ou le bon garçon — souvent la même blessure.
Pourquoi le lire pendant une thérapie ? Parce qu'il nomme ce que beaucoup d'hommes n'ont jamais pu dire. Et parce que comprendre l'origine d'une blessure, c'est déjà commencer à ne plus en être prisonnier. Ce livre fonctionne comme un miroir — souvent inconfortable, toujours utile.
Éd. J'ai Lu — paperback — 7,20 €
L'essentiel
How our childhood wounds secretly govern our romantic relationships.
Pour aimer l'autre, il faut d'abord se réconcilier avec soi-même. Prendre conscience de ses blessures. Les traverser. Alors seulement on peut vraiment recevoir — et donner.
Pourquoi le lire pendant une thérapie ? Parce qu'il éclaire ce qui se joue entre deux personnes — et ce qui appartient en réalité à chacun séparément. Il est particulièrement utile en période de conflit de couple ou de répétition de schémas amoureux.
Éd. J'ai Lu — paperback — 8,00 €
Tools
L'essentiel
A space for encounter — among men or among women — where you share your experience without judgement.
Ce qui s'y passe concrètement
- ✦ Pour les hommes : retrouver un espace où l'émotion est possible — colère, vulnérabilité, isolement — sans avoir à performer
- ✦ Pour les femmes : déposer ce qui est vécu sans devoir le justifier — rapport au corps, à la maternité, aux limites, à la lignée
- ✦ Pour tous : exprimer ce qu'être homme/femme, partenaire/célibataire et parent/non parent — voir se rejouer ses schémas relationnels profonds et les observer autrement
Pourquoi c'est utile en complément d'une thérapie ?
Parce que ce qui se répète dans la vie se répète aussi dans le groupe — et peut enfin être vu et conscientisé avec des personnes prêtes en parler. Le groupe offre trois expériences que la thérapie individuelle ne donne pas toujours : être écouté sans être corrigé, se reconnaître à travers l'autre, expérimenter une relation plus directe et plus authentique et créer des amitiés profondes, durables, chaleureuses et soutenantes.
« Le changement psychique ne se fait pas seulement dans l'intimité avec soi — mais aussi dans la rencontre avec l'autre. »
Pour aller plus loin
Les groupes de parole pour hommes et pour femmes offrent un espace relationnel unique, à la croisée du lien, de l'écoute et de la transformation intérieure. Inspirés de traditions anciennes et réactualisés par des approches contemporaines, ils permettent de revisiter ses schémas relationnels dans un cadre sécurisant, complémentaire au travail thérapeutique individuel.
Une pratique ancienne remise au cœur du contemporain. Les groupes de parole ne sont pas une invention récente. Ils s'inscrivent dans une longue tradition humaine : celle des cercles de parole où l'on partage son vécu, où l'on écoute et où l'on se transmet de l'expérience. Avec la modernité et l'individualisation des modes de vie, ces espaces ont progressivement disparu, laissant davantage de place à des vécus isolés.
Les groupes d'hommes : apprivoiser la parole et la vulnérabilité. Dans les groupes d'hommes, l'enjeu est souvent de retrouver un espace où l'expression émotionnelle est possible sans jugement. Beaucoup d'hommes y explorent des thèmes comme la difficulté à s'affirmer, la pression de performance, la colère ou le sentiment d'isolement.
Les groupes de femmes : liens, transmission et place de soi. Les groupes de femmes abordent fréquemment d'autres dimensions : le rapport au corps, à la maternité, à la lignée féminine, ou encore la difficulté à poser des limites dans les relations.
Un outil complémentaire à la thérapie. Pour les personnes en thérapie individuelle, ces groupes constituent un prolongement précieux. Ils permettent de voir se rejouer, dans un cadre sécurisé, certains schémas relationnels profonds : relation à la mère, au père, aux enfants ou à l'autorité.
Une expérience relationnelle transformatrice. Au-delà de la parole, le groupe offre trois expériences essentielles : être écouté sans être corrigé, se reconnaître à travers l'autre, et expérimenter une relation différente, plus directe et plus authentique.
Un espace vivant, au cœur du soin psychique. Les groupes de parole ne remplacent pas la thérapie individuelle, mais ils en prolongent la dynamique. Ils rappellent une chose essentielle : le changement psychique ne se fait pas seulement dans l'intime, mais aussi dans la rencontre avec l'autre. — L.J
